TI : les entreprises s’arrachent la main-d’œuvre

Dans le secteur des technologies de l’information (TI), des professionnels ayant démontré leur savoir-faire et cumulé quelques années d’expérience croulent sous les offres d’emploi, constate le chasseur de têtes, Marko Boyer.

 « Les bonnes ressources ne se font pas seulement approcher, elles se font pratiquement harceler toutes les semaines », rapporte celui qui a fondé il y a 15 ans la firme de recrutement Courtech, spécialisée dans le secteur des TI.

 Boyer explique que dans le marché du travail, un professionnel ayant cinq ans d’expérience sera considéré comme « un spécialiste ». Dans le secteur des TI, un professionnel s’étant concentré sur le développement de technologies précises aura le même statut après seulement deux ans.

« Trouver des gens, ce n’est pas difficile, mentionne Marko Boyer. Le plus difficile, c’est de convaincre [ces professionnels des TI] d’aller travailler chez un client. Il faut que je lui vende l’entreprise pour lui donner le goût d’aller la voir. »

Selon ce qu’il observe dans le cadre de son travail, le chasseur de têtes souligne que les architectes informatiques, les analystes d’affaires, les développeurs et les spécialistes en cybersécurité sont très demandés.

TECHNOCompétences, le comité sectoriel de la main d’œuvre en technologies de l’information et des communications au Québec, précise que les professionnels dans les domaines de l’infonuagique, de l’intelligence artificielle et de la science des données sont très recherchés, de même que les spécialistes des langages Python et JavaScript.

Le secteur des TI a été identifié comme étant « le plus florissant » de l’année 2019 au Canada et cette tendance se poursuivra en 2020, a fait savoir le cabinet-conseil en ressources humaines Randstad dans ses perspectives pour la nouvelle année. Les villes de Vancouver, Toronto et Montréal sont les endroits où cette main-d’œuvre est la plus prisée, selon la firme.

Le Conseil des technologies de l’information et de la communication rapportait qu’à la fin de l’année 2018, 1,8 million de travailleurs œuvraient au sein de l’économie numérique canadienne. Il prévoyait que ces effectifs atteindraient plus de deux millions d’ici 2023.

Pour recruter et retenir de la main-d’œuvre en TI, les employeurs usent désormais d’imagination, note Marko Boyer. Horaire de travail flexible et télétravail font partie des avantages proposés par les entreprises, en plus des salaires alléchants, des avantages sociaux bonifiés et du nombre de semaines de vacances majoré, voire illimité. Les retraités et les nouveaux arrivants sont désormais dans leur mire, sans compter les travailleurs étrangers recrutés dans les grandes foires d’emploi internationales.

« De plus en plus d’employeurs envoient des représentants de leur entreprise pour recruter à l’étranger, dit M. Boyer. Aujourd’hui, ils n’ont plus le choix. » 

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