Les erreurs que commettent tous les gestionnaires de projet

Qu’il fasse ses premières armes ou accumule les galons, aucun gestionnaire de projet n’est à l’abri de l’erreur. Voici les trois grands risques du métier, et les moyens de les éviter.

  1. Se lancer trop rapidement

Pressé de passer à l’action ? Attention à ne pas sauter sur la première solution qui s’impose à l’esprit. Les gestionnaires de projet qui tombent dans ce piège limitent leur créativité… et passent souvent à côté de la formule optimale.

« Pour trouver la meilleure solution au problème à résoudre, il faut d’abord comprendre les besoins et les paramètres du projet, puis développer un éventail de solutions possibles parmi lesquelles choisir », explique Monique Aubry, professeure titulaire au département de management et technologie de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

Par exemple, devant un problème de congestion sur une autoroute, la solution la plus évidente serait d’ajouter une voie supplémentaire. Mais il existe d’autres possibilités, comme les voies réservées au covoiturage et l’ajout de moyens de transport collectif.

  1. Manquer de flexibilité

Tout gestionnaire connaît l’importance d’un plan détaillé pour mener à bien les projets dont il a la responsabilité, mais nombreux sont ceux qui s’accrochent à leur plan contre vents et marées. Ils négligent ce faisant de s’adapter à la réalité qu’ils découvrent en cours de route. « Un plan de projet, c’est une anticipation de ce que sera le futur. Ce n’est pas la réalité », prévient Monique Aubry.

En tenant coûte que coûte à exécuter son plan de départ, on risque en effet de produire un résultat qui ne correspond plus aux besoins à combler.

Même si une planification minutieuse demeure un ingrédient essentiel du succès d’un projet, « il faut s’adapter constamment en gardant en tête le but à atteindre », souligne la professeure.

  1. Négliger le facteur humain

Les yeux rivés sur les délais, les dépenses et les objectifs du projet, le gestionnaire peut en oublier la composante humaine de l’équation. Monique Aubry en sait quelque chose : « Il m’est déjà arrivé de négliger les signes d’épuisement d’une travailleuse sous ma supervision, qui s’est rendue jusqu’au burn-out », reconnaît-elle.

Stress, insécurité, résistance au changement… Ces sentiments sont légitimes, mais ils peuvent miner l’ambiance au travail, la santé des travailleurs impliqués et l’atteinte des objectifs.

Pour mieux tenir compte du facteur humain, deux mots d’ordre : communication et empathie.

Sans oublier un soupçon d’indulgence envers vous-même, lorsqu’il vous arrive de buter contre l’un de ces grands écueils du métier !

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